ACTE III, SCÈNE IV
DORANTE
Si cela vous incommode, j*en irai chercher ailleurs.
MONSIEUR JOURDAIN
Non, Monsieur.
MADAME JOURDAIN
Il ne sera pas content, qu*il ne vous ait ruiné.
MONSIEUR JOURDAIN
Taisez- VOUS, vous dis-je.
Vous n'avez qu*à me dire si cela vous embarrasse.
MONSIEUR JOURDAIN
Point, Monsieur.
MADAME JOURDAIN
C'est un vrai enjôleux *.
MONSIEUR JOURDAIN
Taisez- VOUS donc.
MADAME JOURDAIN
Il VOUS sucera jusqu'au dernier sou.
MONSIEUR JOURDAIN
Vous tairez- vous?
DORANTE
J'ai force gens qui m'en préteroient avec joie ; mais comme vous êtes mon meilleur ami, j'ai crû que je vous ferois tort si j'en demandois à quelque autre.
MONSIEUR JOURDAIN
C'est trop d'honneur, )VIonsieur, que vous me faites*.' Je vais quérir votre afifaire. ^
MADAME JOURDAIN
Quoi ? vous allez encore lui donner cela ?
I. Cett an rrai enjMeiir. (1675 A, 84 A» 94 B, 1733, 34.) — 6ar eelte terminaiioii eux, éqnÎTalente à sum, qui était « fréquente aà moyen âge, » ^ ▼o/es le Dietiomnaitê de littri^ à Tarticle .... EtTX, luti.
a. M. Jourdain, remarqna ici M. Deapoii dans une des notes que nous' atont de lui, reste reipetftneaz a?ee le gentilhomme qui lui emprunte de Targent; ce n*est point eoauM ai asait le Snanciar Montanron, bm espèce 6m
ii8 LE BOURGEOIS GENTILHOMME.
MONSIEUR JOURDAIX.
Que faire ? voulez- vous que je refuse un homme de cette condition-là, qui a parlé de moi ce matin dans la chambre du Roi ?
MADAME JOURDAIN
Allez, TOUS êtes une vraie dupe.