‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 719 sur 854 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Continuation du même sujet.

Ce qui a donné l'idée d'un règlement général fait dans le temps de la conquête , c'est qu'on a vu en France un prodigieux nombre de servitudes vers le commencement de la troisième race ; et comme on ne s'est pas aperçu de la progression continuelle qui se fit de ces servitude^ , on a imaginé dans un temps obscur une loi générale qui ne fut jamais.

Dans le commencement de la première race , on voit un nombre infini d'hommes libres 9 soit parmi les Francs , soit parmi les Romains : mais le nombre des serfs augmenta tellement , qu'au commencement de la troisième , tous les laboureurs et presque tous les habitans des villes se trouvèrent serfs (2) : et au lieu que,

(1) Necnreme , nec summum molirêpêr œthera cutrum* jiUius egressus , cœlesiia tecta cremabis^ Jnferius , terras : medio tutissimus ibis* Ne* tê dexterior tortum dsclinet ad jinguem , Neve sinistsrior pressant rota ducat adAram:

Inter utrumque tene.

Ovid. Me ta m. Lib. II , v. i35.

(a) Pendant que la Gaule était sous la domination des Romains, ils

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