LIVRE XXXI, CHAP. V
économique des maisons royales. Ils eurent , concurremment avec d'autres officiers , le gouvernement politique des fiefs j et , à la fin , ils en disposèrent seuls (i). Ils eurent aussi l'administration des affaires de la guerre et le commandement des armées ; et ces deux fonctions se trouvèrent nécessairement liées avec les deux autres. Dans ces temps-là , il était plus difficile d'assembler les armées que de les commander : et quel autre que celui qui disposait des grâces pouvait avoir cette autorité? Dans cette nation indépendante et guerrière , il fallait plutôt inviter que contraindre } il fallait donner ou faire espérer les fiefs qui vaquaient par la mort du possesseur , récompenser sans cesse , faire craindre les préférences «celui qui avait la surintendance du palais devait donc être le général de l'armée.