CHAPITRE VI
Que , dans la monarchie , le* ministre* né doivent pas juger '.
Cest encore un grand inconvénient dans la monarchie^ que les ministres du prince jugent eux-mêmes' les aftaires conteatieuses. Nous voyons encore aujourd'nùr des états où il y a des juges sans nombre pour décider les affaires fiscales, et où les
> (i)€ela fat èlxragé dam H suite. Voytelt même Relation, -"-(a) Anesl. 1W. XI. — (3) Tbtd. li v. XIII. — <4) Hist. , Ht. V. — (6) Même désordre tous Théodose le Jeune. — (6) Histoire secrète.
ministres , qui le croirait! veulent encore les juger. Les réflexions viennent en foule : je ne ferai que celle-ci.
Dya, par la nature des choses , une espèce de contradiction entre le conseil du monarque et ses tribunaux. Le conseil des rois doit être composé de peu de personnes , et les tribunaux de judicature en demandent beaucoup. La raison en est que, dans le premier , on doit prendre les affaires avec une certaine passion , et les suivre de même; ce qu'on ne peut guère espérer que de quatre ou cinq hommes qui en font leur affaire. Il faut , an contraire, des tribunaux de judicature de sang-froid, et k qui toutes les affaires soient, en quelque façon, indifférentes.