‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 97 sur 854 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

De l'esprit du sénat de Rome,

Sous le consulat d'Acilius Glabrio et de Pison , on fit la loi Àcilia (2) pour arrêter les brigues. Dion dit (3) que le sénat engagea les consuls à la proposer , parce que le tribun C. Cornélius avait résolu de faire établir des peines terribles contre ce crime ; k quoi le peuple était fort porté. Le sénat pensait que des peines immodérées jetteraient bien la terreur dans les esprits ; mais qu'elles auraient cet effet , qu'on ne trouverait plus personne pour accuser ni pour condamner : au lieu qu'en proposant des peines modiques, on aurait des juges et des accusateurs.

Des lois des Romains , à l'égard des peines.

Je me trouve fort dans mes maximes, lorsque j'ai pour moi les Romains ; et je crois que les peines tiennent a la nature du gou-

(1) %cueil des voyages qui ont servi à l'établissement de la compagnie des Indes, tome V , p. a. —-(a) Le» coupables étaient condamnés à une amende 3 ils ne pouvaient plas être admis dans Tordre des sénateurs , et nommés à aucune magistrature. ( Dion , liv. XXXVI.) — (3) Ibid.

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