POUR LE BALLET DU CHATEAU DE BISSÉTRE
Toi, dont la course journalière Nous ôte le passé , nous promet Tavcnir, Soleil, père des tenijjs comme de la lumière,
Qui vois tout naître et tout finir,
Depuis que tu fais tout paroitre As-tu rien vu d'égal au château de Bissétre?
Toutes ces pompeuses machines Qu'autrefois on flattoit de titres orgueilleux, Pourroient-elles garder auprès de ces ruines
Le nom d'ouvrages merveilleux?
Et toi, qui les faisois paroître, Qu'y voyois-tu d'égal au château de Bissétre?
Ces tours qui semblent désolées.
Et ces vieux monuments qu'on laisse à l'abandon. C'est ce qui fait périr le nom des mausolées,
Et des palais d'Apollidon,
Puisque tu les fis tous paroitre Sans y voir rien d'égal au château de Bissétre^
Cache-toi donc plus tard sous l'onde,
iS8 POÉSIES DIVERSES
Sur ce nouveau miracle arrête ton flambeau ; Et, sans aller sitôt apprendre à Tautre monde
Ce que le nôtre a de plus beau,
Sois long-temps à fiiire paroitre Que rien n'est comparable au château de Bissêtre.