‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 63 sur 119 · SUR LA PRISE DE MASTRICHT · texte numérisé non relu

SUR LA PRISE DE MASTRICHT

Grand roi! Mastricht est pris, et pris en treize jours : Ce miracle étoit sûr à ta haute conduite.

Et n'a rien d'étonnant que cette heureuse suite Qui de tes grands destins enfle le juste cours.

La Hollande, qui voit du reste de ses tours Ses amis consternés, et sa fortune en fuite, N'aspire qu à baiser la maiu qui Ta détruite, Et fait de tes bontés son unique recours.

Tne clef qu on te rend t'ouvre quatre provinces;

Tu ne prends qu'une place et fais trembler cent prince^;

De l'Escaut jusqu'à l'Èhre en rejaillit l'effroi.

Tout s'alarme; et l'Enqjire à tel point se ménaj;e, (Ju'à son aigle lui-même il ferme le passage Dès que son vol jaloux ose tourner vers toi.

' Ce sonnet tut impriiiK- pu iG^.| dans le Met-cine qahwt.

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AU Ror,

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