ACTE III, SCÈNE IV
Et puisque Lselius doit entrer dès demain....
HASSIHISSE.
Ahl je n'ai pas reçu le cœur avec la main.
Si votre amour....
SOPHOMSBE.
Seigneur, je parle avec franchise.
Vous m'avez épousée, et je vous suis acquise: Voyons si vous pourrez me garder plus d'un jour. Je me rends au pouvoir, et non pas à l'amour ; Et, de quelque façon qu'à présent je vous nomme, Je ne suis point à vous, s'il feut aller à Rome.
MASSINISSE
A quidonc?àSypliax, madame?
8OPHON18BE.
D'aujourd'hui, Puisqu'il porte des iers,je ne suis plus à lui. En dépit des Romains on voit que je vous aime; Mais jusqu'à leur aveu je suis toute à moi-même; Et, pour obtenir plus que mon cœur et ma foi, Il faut m'obtenir d'eux aussi bien que de moi. Le nom d'époux suffit pour me tenir parole, Pour me faire éviter l'aspect du Capitole :
N'exi^rez rien de plus; perdez quelques moments Pour mettre en sûreté l'effet de vos serments : Afin que vos lauriers me sauvent du tonnerre, Allez aux dieux du ciel joindre ceux de la terre. Mais que nous veut Sypbax que ce Romain conduit ■ ?
' Scène encore froide. Sophonisbe semble y craindre en vaia l.i veag«aiice d'bryxe, qui n'est point eu elal de se venger, qui ne joue il'antre penonnoQe ijue celui d'jtre délaissée , qui ne parle pas
3ao SOPHONISBE.