‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 117 sur 278 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

Il met dans la balance un redoutable poids ;

Et par ma chute enfin sa fortune enhardie

Va traîner après lui toute la Numidie.

Je le hais fortement, mais non pas à Fégal

Des murs que ma perfide eut pour séjour natal.

Le déplaisir de voir que ma ruine en vienne

Craint qu'ils ne durent trop, s'il faut qu'il les soutienne.

Puisse-t-il, ce rival, périr dès aujourd'hui !

Mais puissé-je les voir trébucher avant lui ! »

Prévenez donc, seigneur, l'appui qu'on leur prépare; Vengez-moi de Carthage avant qu'il se déclare : Pressez en ma faveur votre propre courroux.

Et gardez jusque-là Massinisse pour vous.

Je n'ai plus rien à dire, et vous en laisse faire.

L^LIUS.

Nous saurons profiter d'un avis salutaire.

Allez m'attendre au camp; je vous suivrai de près. Je dois ici l'oreille à d'autres intérêts; Et ceux de Massinisse....

STPHAX.

Il osera vous dire....

L^LIUS.

Ce que vous m'avez dit, seigneur, vous doit suffire. Encore un coup, allez, sans vous inquiéter; Ce n^est pas devant vous que je dois Técouter '.

' Si le vieux Syphax a été htunilié avec sa femme , il Test bien plus avec Laelius , en demandant pardon d'avoir combattu les Romains, et s*cxcusant sur son imbécile et sévère esclavage , sur ses cheveux gris, sur les ardeurs ramassées dans ses veines glacées.

On demande pourquoi il n'est pas permis d'introduire dans la

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