‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 118 sur 278 · SCÈNE lïï · texte numérisé non relu

SCÈNE lïï

MASSINISSE, L^LIUS, MÉZÉTULLE.

MASSINISSE

L avez- VOUS commandé, seigneur, qu'en ma présence Vos tribuns vers la reine usent de violence ?

LiELIUS.

Leur ordre est d'emmener au camp les prisonniers; Et comme elle et Syphax s'en trouvent les premiers, Ils ont suivi cet ordre en commençant par elle. Mais par quel intérêt prenez-vous sa querelle?

MASSINISSE

Syphax vous l'aura dit, puisqu'il sort d'avec vous.

Seigneur, elle a reçu son véritable époux; Et j'ai repris sa foi par force violée Sur un usurpateur qui me l'avoit volée.

Son père et son amour m'en avoient fait le don.

LJELIUS.

Ce don pour tout effet n'eut qu'un lâche abandon.

tragddie des personnages bas et méprisables. La tragédie, dit-on, doit peindre les mœurs des grands , et parmi les grands il se trouve beaucoup d'hommes ipéprisables et ridicules : cela est vrai ; mais ce qu on méprise ne peut jamais intéresser. Il faut qu une tragédie intéresse * ; et ce qui est fait pour le pinceau de Teniers ne Test pas pour celui de Raphaël.

Il faat qu'une tragédie intéresse , sans doute ; mais il ne faut pas que tons les personnages en soient intéressants. L'horrenr que nous fait éproavcr Narcisse redouble l'intérêt que nous prenons à Burrhus. P.

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