‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 227 sur 278 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Qui font beaucoup d'éclat, et ne produisent rien.

Il jette par là des amorces A ceux qui comme nous voudront grossir ses forces; Mais quelque haut crédit qu'il me donne en sa cour, De toute sa conduite il est si bien le maître, Qu'au simple nom d'hymen vous verriez disparoitre Tout ce qu'en ses faveurs vous prenez pour amour.

SPITEIDATE.

Vous penchez vers Cotys, et savez qu'Ëlpinice Ne veut point être à moi qu'il ne soit à sa sœur !

MANDANE

Je vous réponds de tout, si vous avez son cœur.

SPITRIDATE.

Et Lysander pourra souffrir cette injustice ?

MANDANE

Lysander est si mal auprès d'Agésilas, Que ce sera beaucoup s'il en obtient un gendre; Et peut-être sans moi ne l'obtiendra-t-il pas : Pour deux, il auroit tort, s'il osoit y prétendre. Mais, seigneur, le voici; tâchez de pressentir Ce qu'en votre faveur il pourroit consentir.

SPITAIDATE.

Ma sœur, vous êtes plus adroite ; Souffrez que je ménage un moment de retraite. J'aurois trop à rougir, pour peu que devant moi Vous fissiez deviner de ce manque de foi.

4o8 AGÉSILAS.

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