VIRIATE, ARISTIE, THAMIRE, ARCAS
THAMIRE
Ah, madame!
VIRIATE
Qu'as-tu , Thamire ? et d'où te vient ce visage abattu ^ ? Que nous disent tes pleurs ?
THAMIRE
Que vous êtes perdue, Que cet illustre bras qui vous a défendue....
VIRIATE
Sertorius?
THAMIRE
Hélas ! ce grand Sertorius....
' L'assassinat de Sertorius qui devait faire un grand effet n*en fait aucun ; la raison en est que ce qui n*est point préparé avec terreur nen peut point causer: le spectateur y prend d'autant moins d'intérêt que Viriate elle-même ne s'en occupe presque pas; elle ne songe qu'à elle; elle dit qu'on veut disposer d*elU et de son trône,
* Quasrtu ? d'où te vient ce visage? cet illustre bras!
j34 sertorius.
VIRIATE
N achéveras^tu point?
THAMIBE.
Madame , Q ne vit plus.
VIRIATE
Il ne vit plus, ô ciel I Qui te Ta dit, Thamire?
THAMIRE
Ses assassins font gloire eux-mêmes de le dire; Ces tigres, dont la rage, au milieu du festin, Par Tordre d un perfide a tranché son destin/ Tout couverts de son sang, courent parmi la ville Émouvoir les soldats et le peuple imbécille; Et Perpenna par eux proclamé général Ne vous fait que trop voir d'oix part ce coup fatal.
Il m'en foit voir ensemble et Tauteur et la cause; Par cet assassinat c'est de moi qu on dispose; C'est mon trône, c'est moi qu'on prétend conquérir; El o'evSt mon juste choix qui seul Fa fait périr.
Madame, après sa perte, et parmi ces alarmes^ N'attciidez point de moi de soupirs ni de larmes ', Ce sont amusements que dédaigne aisément I^e prorapt et noble orgueil d un vif ressentiment ^ : Qui pleure TaBbiUit; qui soupire l'exhale.
* Il j^mble <|«ie laateiur^ refrùdi hùnnème du» celte scène, £ut ctffoitfT « Vimte les méaies Tersi et les aiénes cboses ^pe dû Corift^^M' en leiMint r«inie de PoMpee, 4 ceU pies qoe les ras de Gm^ neUe $Mit trc« UMKJkanU^ et ^e ceux de Tinute luQpîsMBi.
» r4r.«Mi««iii«$rmriiti;e$tcc»m^e;ecl^proM^cC««^«n^^ m^* fOMtt de «»$> Oii na jwtsdit, mm mmmmt ^mmil , et