ACTE V, SCÈNE III. ï
Il faut plus de fierté dans une ame royale ;
Et ma douleur, soumise aux soins de le venger....
ARISTIE
Mais vous vous aveuglez au milieu du danger : Songez à fuir, madame.
THAMIRE
Il n'est plus temps; Auiide, Des portes du palais saisi pour ce perfide, En fait votre prison, et lui répond de vous.
Il vient, dissimulez un si juste courroux; Et, jusqu a ce qu'un temps plus favorable arrive. Daignez vous souvenir que vous êtes captive ^
Je sais ce que je suis, et le serai toujours, N'eussé-je que le ciel et moi pour mon secours.
ment ce n'est pas un sentiment d'orgueil qa*on doit ëprouTer quand on apprend Tassassinat de son amant.
' J'ai dit souvent cpi'on doit soigneusement ëyiter ce concours de syllabes qui offensent l'oreille, Jusqu'à ce que. Cela parait une minutie; ce n'en est point une: ce défaut répété forme un style trop barbare. J'ai lu dans une tragédie :
Nous rattendrons tous trois jusqu'à ce qu'il se montre , Parceque les proscrits s'en vont à sa rencontre.
i36 SERTORIUS.