‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 113 sur 248 · SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL

HÉBACLIUS, MARTIAX, LÉOSTISE, Pf rrnf^RIE, ECDOXE, EXCPÈRE,

AMINTAS, GABDES.

HÉBACLIUS, à Léontine.

Est-il donc vrai, m^idame? et changeons-noas de sort? Ami nias nous fait-il un fidèle rapport?

LÉOXTISE-

Sc;:{jnpur, un tel succès à peine est concevable'; ht d'un si grand dessein la conduite admirable....

HÉRACLIU5, àExupère.

Perfide généreux, hàte-toi d'embrasser >

' Lcfontine a très g^aode raison de conceroir à peioe une chose <^uî ii*e«t nalleraeot vraisemblable : elle dit que la condaite de ce demein est admirable; mais c'était à elle à conduire ce desseu, [mi(«c|u'eile avait tant promis de tout faire. Cest une sub ilterne 4:|ui a voulu jouer un rôle principal, et qui ne Fa pas joué: il se trouve qu'elle ne fait autre chose, dans les premiers actes et dans le dernier, que de montrer des billets; elle a été, aussi>bien que Phocas, la dupe d*un autre subalterne. liéraclius, Martian, Palchérie, Eudoxe, n'ont contribué en rien ni au nœud ni au dénone ment. La tragédie a été une méprise continuelle, et enfin Exupère a tout fait par une espèce de prodige. Remarquez encore que cette mort de Phocas n'est là qu'un événement inattendu, qui ne dépcM point du tout du fond du sujet, qui n'y est point contenu , qui n'est ] priint tiré, comme on dit , des entrailles de la pièce : autant vaadra< | que Phocas mourût d'apoplexie. Du moins Caldéron fait moorff Phocas en combattant contre Héraclius. j

' Une nuée de critiques s'est élevée contre La Motte pour avoir affecté di* joindre ainsi des épithètes qui semblent incompatibles

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