É0NTINE
Mon témoignage seul peut-il en décider?
MABTIAK.
Quelle aulre sûreté pourrions-nous demander '?
On ne s'avise paa de re|ireiiiln! le perfide généreux de Corneille. Quand un homme a élalili is ri^pulalion par des luarecaux sulili-
en Ini ce qu'on censure dans un eontemporaiii, C'est ce qu'on Toil en Angleterre, oûruoéloïc Shakespeare au-ilos^us de Corneille, eL où l'on siffle ceuK tjui l'iniileut. .l'avoue que je ne sais si perjide généreux est un défaut ou non, mais ja ne voudrais pas emplojei celte expressiou.
' Je ne vois pas qu'on doive si aveuglément s'en rapporter au témoignage seul de Léontine, que «a conduite mystérieuse a pu rendre très suspecte; el dans de si grands intérêts, il faut dew
LÉOMTINE.
Je vous puis être encor suspecte d'artifice.
Non, ne m'en croyez pas, croyez Fimpératrice'.
(à Pulchériey lui donnant un billet.) Vous connoissez sa main, madame; et c'est à vous Que je remets le sort d'un frère et d'un époux. Voyez ce qu'en mourant me laissa votre mère.
PULCHÉRIE
J'en baise en soupirant le sacré caractère.
LÉONTINE
Apprenez d'elle enfin quel sang vous a produits. Princes 2.
HÉRÂCLius, à Eudoxe, Qui que je sois, c'est à vous que je suis.
' La naissance des deux princes n*est enfin éclaircie que par qd billet de Gonstantine, dont il n*a point été question jusqu'à présent. On est tout étonné que Constantine ait écrit ce billet. Il ne faut jamais jeter dans les derniers actes aucun incident principal qui ne soit bien préparé dans les premiers , et attendu même avec impatience.
Toutes ces raisons, qui me paraissent évidentes, font que le cinquième acte d!Héraclius est beaucoup inférieur à celui de Ro' dogune. La pièce est d'un genre singulier, qu'il oe faudrait imiter qu'avec les plus grandes précautions.
^ La reconnaissance suit ici la catastrophe. On doit très rarement violer la règle qui veut au contraire que la reconnaissance précède.
Cette règle est dans la nature; car, lorsque la péripétie estar^ rivée, quand le tyran est tué, personne ne s'intéresse au reste. Qu'importe qui des deux princes est Iléraclius? Si Joas n'était reconns qu'après la mort d'Athalie , la pièce finirait très froidement. II me semble qu'il se présentait une situation, une péripétie bien théâ* traie: Phocas, méconnaissant son fils Mnrtian, voudrait le fure périr; Héraclius, son ami , en le défendant, tuerait Phoeas, et