‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 13 sur 248 · TOUS ENSEMBLE · texte numérisé non relu

TOUS ENSEMBLE

Nous sommes entraînés par la force de l'enchantement.

( Ils disparaissent tous avec le palais. Phocas et Lisippo restent

sur la scène. )

TROISIÈME JOURNÉE. 4r.

Écoute, espère tout de moi. .

Cest en vain; je dois vous laisser dans la situation où tous êtes. Jugez par ce que vous avez vu des raisons de mon silence. {Il sort.)

Eh bien, tu t'en vas aussi?

(On entend derrière h scène .les cri» de chasseurs. )

A la forêt, à la montagne, au buisson, au rocbcr.

(liibia et Cintia, derrière la scène, appellent Phoras.)

Ha m'ont tous laisse ici dans la plus grande i

certitude;

JilCai pu savoir autre rliose d'eus tous, sîno

1 qu'Héra-

l^m'a voulu secourir, après que je Tai vu 1

poignard

kla main pour nie tuer, et que Leonide est

un assas-

lin, quand mon cœur me dit qu'il volait à me

n secours.

abyme impénétrable ! que de choses tu me dis , et que

de choses tu me caches!

(On entend derrière le thrilre = )

Voilà le tigre que Phocas a lancé qui va ve

s la mou-

tagne.

ciNTiA, dans le fond du théûtt-e.

Allons, coiu'ons après lui. Sans Joute, puisque Phoca?.

n'a point paru depuis hier, le tigre l'a dechir

■; et il rc-

vient pour chercher quelque nouvelle proie'.

( Tous les chasseurs appellent ici leurs ..hiens, el lei

nomniem

par leurs noms.)

PHOCAS, sur le devant du théâtre.

Ainsi donc, afin que la conclusion de cet

c terrible

aventure reponde h son commencement, voici

moinigri-

■ Hi. d,n. l-on(p„,l lmmh,i.,,„.. t^, .r„t Aur ^f,i,„^f

.Wh,„..b.r.

fiim.

qui revient sur moi poursuivi par les chiens, sans que j'aie le temps de me mettre en défense. J'ai des vassaux, des domestiques, des amis, et aueun d'eux ne vient à mon secours.

( Héraclius et Lëonide arrivent chacun de leur c6të, vêtus de péaui de bétes, comme ils Tétaient à la première journée de cette pièce. )

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