‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 15 sur 248 · CI-VTI · texte numérisé non relu

CI-VTI

Moi! comment? quand? et de qui a

arais-jr pu le Na-

Mir?

HÉltAf^LlLlS.

C'est Astolphc qui vous l'a dit quand

on l'a amené de-

vant vous.

ASTOLPHE

Ils vont me tuer! quel espoir me rea danie,je vous l'ai dit?

e-t-il? Moi, Hij-

ClNTf.l.

Non, Astolphene ma lieii dit, r[ la parlé.

i je ne t'ai point

HÉKACLIUS.

Sil TOUS a dit ce grand secret, je le paye assez par ma nort; et toi, charitable impie, qui m'as caché tant d'an-

ioBTJTiui, pourquoi es-tu si hardi delà de manquer de respect à Ciiitîa?

u l'as révélée aunieràpresent,et

5o LA COMÉDIE FAMEUSE.

CINTIA.

Je t'ai déjà dit que je ne sais rien du tout.

HÉRAGLius, à CirUiai

Pour toi, je ne te réplique rien; mais à celui-ci, qui, après m'avoir 6té Fhonneur, m'ôte le jugement, et la vie que je lui ai sauvée dans ce riche palais, je veux le planter là.

ASTOLPHE

Quoi? quel palais?

LÉONiDf:, à Héraclius.

Arrête , ne le maltraite point sans raison ; car s'il est vrai que nous avons été dans ce palais , il n'est pas vrai que nous soyons , toi le fils de Maurice , et moi le fils de Phocas. Libia m'a dit, comme à toi^ que Maurice e3t mon père, et je n'en ai rien cru.

LIBIA.

Moi! je te l'ai dit? quand t'ai -je vu? quand t'ai -je parlé?

LÉONIDE

Dans ce même palais où. nous étions tous. Tu m'as dit que ton père, le sorcier, l'avait deviné par sa profonde science.

LISIPPO.

{à part.) Ah ! voilà l'enchantement rompu, (à Léonide,) Et comment ma fille Libia a-t-elle pu flatter ainsi ton audace, et me faire dire ainsi ce que je n'ai point dit?

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