‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 182 sur 248 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

" (^juoîque j'aie en ma main un eotier avantage, " Je ne veux que mon bras, ne prends que U>i) coui-a^c. ■■ Prends, prends cet avantage, et j userai du mien, • Dit Phinée; et soudain, sans plus répondre rien. Les siens donnent en foule, et leur troupe pressée Fait choir Ménale et Ctvie au\ pieds du grand Perscc. Il s écrie aussitôt, " Amis, fermez les veux, " Et sauvez vos regards de ce présent des cieux : - J'atteste qu'on m'v foree, et a en fais plus d'excuse. " Il découvre à ces mots la tête de Méduse ' .

Voltaire aurait rendu plus di: justice, s\\ eût ctt moins prc-venu en faveur de Q°>n3"'<- '^o noiit-ieul fae ce dernier porle élaîl appelé par la nature au genre Jvrique; el Corneille, qui le deirança eo traitant le snjei d'jtndrOiniiU, et en donnant la première idée des tragédies â macLine» , mëliies de cbanu, lui auigna ton vérilakle domaine. Qoin a ull perfectionna tri-sheureuiemcnlcequeCorneilItu'avail qn'ébaucbë; ei lun iifnra de Penér, comme le dît Voltaire est en effet Itèi supérieur » .tndnimèdei ce ijiu n'empéi'liepas(|ue. dans cette derniùri.' pièce, ei dans L 7'oiion SOr, il ti'f ait de> icènei et det Ter* que Quinault n'eût pai i^rë capable de faire : le>

' Voici presque le «eul morceau où Toii retrouve Corneille. Cctli' image des guerrien pétriKéa par la tète de Méduse esl intiice d'O-

ImTnoluHfVt stUx anruiluiiuc ntnnat ilnaij'tr Quinaull n'a point exprimé ce qu'Ovide el Cornedlc uot s\ liien

Je ne ferai point ici de remarque sur celle phrast, qui n'e^t yiv^ frioçaiie, deiceiidoni en ii'i roinfia(,- sur c:ei inolâ, ne /'midi lymton courage ; fait dtoir JUi!aale ! sauve: voi regards. Je ii'ui presque jioiiit examiné le style de celle pièce; il t il trop ui'(;li(;c et Irup incoirect : la pièce d'ailleurs csl ouliliéc, el il n'y a que celles qui «jul restées au llitûtr« sut leiijuellci on pui^ii- entrer daua des di'- Inli iiiilei.

Soudain j entends des cris qu on ne peut achever; J'entends gémir les uns, les autres se sauver; J'entends le rejpentir succéder à Taudace ; J'entends Phinée enfin qui lui demande grâce. « Perfide, il n est plus temps, lui dit Persée. » Il fuit: J'entends comme à grands pas ce vainqueur le poursu Gonune il court se venger de qui l'osoit surprendre; Je l'entends s'éloigner, puis je cesse d'entendre. Alors, ouvrant les yeux par son ordre fermés, Je vois tous ces méchants en pierre transformés; Mais l'un plein de fureur, et l'autre plein de crainte, En porte sur le front l'image encore empreinte; Et tel vouloit frapper, dont le coup suspendu Demeure en sa statue à demi descendu ; Tant cet affreux prodige'....

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