‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 43 sur 248 · ACTE I, SCÈNE III. jry · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. jry

PULCHÉHIK,

Ah ! ne m'erapéchez pas De rejoindre les miens par un heureux trépas. La vapeur de mon sang ira grossir la foudre Que Dieu tient déjà prête à le réduire en poudre ' ; Et ma mort, en servant de comble à tant d'horreurs,...

PIIOCAS.

Par ses remerciements juge de ses fureurs.

J'ai prononcé larrét, il faut que refft't suive. Késotis-la de t'aimer, si tu venx qu'elle vive^; Sinon, j'en jure encore, et ne t'écoute plus^, Son trépas dès demain punira ses refus,

n'est point écrira comme l'auleur dpg beaux \ers répandus (lRn.>;

' Cette Bgure n'eat-ellepai un peu outrée cl rechercliée? Ce qui est hors de la nature ne peul guère loucher. On reproche à noire siècle de courir après l'espril , d'affecter des pensées ingénieuses ; c'élait bien pluiôl le gofll du temps de Corneille que du nôtre. Racine et Boileau conigèrenl la France , qui depuis est retombée quelquefois dans ce défaut séduisant. La vapeur d'un peu de sang ne peut guère servir à former te tonnerre. Une fille ya-t-elle chercher de pareilles Hgurcs de rhétorique?

' Je crois qu'on pourrait dire en vers, résoudre de, aussi bien que résoudre a, quoique ce soit un sultdsme en prose; mais il est plus essentiel de remarquer qu'il est bien étrange qu'un monarque dise à son fils ; .fiésous cette princesse îi t'aimer-, ou je la ferai mourir. Il d'j a aucun exemple dans le monde d'une pareille proposition : elle paraît d'autant plus extraordinaire, que Phocas a dit qu'on n'a nul besoin de Pulcliérie. En Un mol, cela n'est pas dan^ la nature.

Il en jure encore; il n'a pourtant point juré, et il ri'piie. piiiir la sixième fois, qu'il luera cette Pulchérte, ou qu'il la mariera

ii8 HÉRACLIUS.

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