ACTE II, SCÈNE I
Cependant que de l'autre il croit être le père ', Et voit en Martian Léonce qui n'est plus, Tandis que ^ous ce nom il aime Hcraclius, On diroit tout cela si, par quelque imprudence, il m'étoit échappé d'en faire confidence :
Mais pour toute nouvelle on dit qui! est vivant'; Aucun n'ose pousser l'histoire plus avant.
Comme ce sont pour tous des routes inconnues', Il semble à quelques uns qu'il doit tomber des nues; Et j'en sais te) qui croit dans sa simplicité Que pour punir Phocas Dieu l'a ressuscité^.
Mais le voici.
prince : vous laissâtes ce prince à Phocas. Ellcenlend , parce prince, Ik'raclius ; mais elle ne dit pas ce qu'elle veut dire : elle devrait expliquer que L^online a fait passer Marlian pour son propre fils Liionce, et a donné tléraclius, till de Maurice, pour Martian, lih de Phocas.
' Cet il croit ^ire se rapporte , par la phrase, à Martian, et cependant c'est Phocaa dont on parle. Dans un sujet sii obscur, U est absolument nécessaire que les phrases soient toujours claires, i^E Eudoïc ne fi'e:iplique pas as^ei iieltemcnt.
* Toutes ce» manière» de parler sont d'une familiariic qui n'est nullement convenable à la traQ^die.
CoiuDie ce sont jiour tous det roulci inconnu i:>..., expressions de comédie. Un tel style est trop rebutant.
4 Ces trois dernier» ïers .sont trop comiques ; ce qui précède est une explication de l'avanl-scène. Celte explication devait aparte- Qlr naturellement au premier acte ; on n'aime point à être si longtemps en suspens : celle incertitude du spectateur nuit incme loujours à l'intérêt. On ne peut être ému des choses qu'on n'a |)as l>iea conçues; et si l'esprit se plaii i deviner l'intrigue, le cirui
i!i8 HÉRACLIUS.