ACTE II, SCÈNK VI. i.\Z
Ce prince villechaugE;, et l'alloit enipêclicr; Mais l'acier des bourreaux fut plus prompi à tr;inclier : La mort de votre fils arrêta cette envie, Et prévint d'un moment le refus de sa vie ' .
Maurice, à quelque espoir se laissant lors flaiter'. S'en ouvrit à Félix qui vint le visiter^, El trouva les moyens de lui donner ce gage
ni Héraclius ri Marrian n'ont élé que deux inslnimenls iloiil on ne sait pas encore comme OD se servira. Martian laisse pnrier Eiupcre. Mais comment cet Eiupère ne lui a-l-il pa.i parlé plus d'il i* esl-il possible qu'ayant eu ce billet naguère de son cher parent, il ne l'ail pas porlé sur-le-champ à Martian uu â Léonce? Il a conspiré, dit-il, sans en avenir celui pour Ipijuel il conspire! il a ,i;;ï précisément comme Léonline; il a voulu tout faire par lui-niroic.
prinivs comme des écoliers: mais cet Exupûre est l'ami de Léiioce, c'est-à-dire de Martian; ctul^oncej comment Li-oiilinea-t-elle pu (lire qu'elle ne le conoail pas PII y a Lieu plus; cet Enupèrepossùde ce bïllel important par lequel une partie du secret de Léonline
à celle Léontine, qui a'esl cliar|;i-e de tout, qui se vanie toujours
tout parait amené de la mauiùre la plus forcée. Coniraeni Maurii'c allail-i]empécherréclianf;e? Ajout eiijue/uf/i/iuprotn/iln du (ii7iiT n'eit paii français; il faut un réj^ime à trancher; ce n'est pas un
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i44 HÉRACLIUS.
Qui vous en pût un jour rendre un plein témoignage.
Félix est mort, madame, et naguère en mourant
Il remit ce dépôt à son plus cher parent;
Et m'ayant tout conté, « Tiens, dit-il, Exupère,
« Sers ton prince, et venge ton père. »
Armé d un tel secret, seigneur , j'ai voulu voir Combien parmi le peuple il auroit de pouvoir ^ J'ai fait semer ce bruit sans vous (aire connoître; Et, voyant tous les cœurs vous souhaiter pour maître, J'ai ligué du tyran les secrets ennemis.
Mais sans leur découvrir plus qu'il ne m'est permis. Ils aiment votre nom, sans savoir davantage, Et cette seule joie anime leur courage , Sans qu'autres que les deux qui vous parloient là-Las» De tout ce qu'elle a fait sachent plus que Phocas. Vous venez de savoir ce que vous vouliez d'elle; C'est à vous de répondre à son généreux zèle.
' Quoi! cet Exupère a agi de son chef, sans consulter personne? son premier devoir n'ctait-il pas d'avertir celui qu'il croit He'raclius et déparier à Léontine? Va-t-on ainsi soulever le peuple, sans qae celui en faveur duquel on le soulève en ait la moindre connaissance? y a-t-il un seul exemple dans l'histoire, d'une conduite pareille? tout cela n'est-il pas forcé? On permet un peu d'invraisemblance, quand il en résulte de beaux coups de théâtre et des morceaux pathétiques ; mais la conduite d'Ëxupère ne produit que de rembarras. Ce n'est pas assez qu'une pièce soit intriguée, elle doit l'être tragiquement. Ici Léontine ne fait qu'embrouiller une énigme quelle donne à deviner.
^ On ne sait point qui sont ces deux qui parlaient là-bas, et qnî n'en savaient pas plus que Phocas. Sans qiiautivs que les deuXj mots durs à l'oreille, cacophonie inadmissible dans le style le plM commun.