ACTE III, SCÈNE I II
PoiQt diiigiié contre lui perdre un jusK^ courrou\ '. SaDS te nommer ÎDgrat, sans trop le nommer traître, Dcioustleux, de soi-même il s'est montré lemaitiej Et dans cette surprise il a bien su courir A la nécessité qu'il voyoit de mourir.
Je jioùtois cette joie en un sort si contraire. JeTainiai comme amant, je l'aimf! comme frère; El dans ce grand revers je l'ai vu hautement Dijjne d'être mon frère, et d'être mon amant.
PII oc A s.
Evpiique, explique mieux le fond de ta pensée; Et, sans plus te parer d'une vertu forcée, Pour apaiser le père, offre le cœur au fils^, Et tâche à racheter ce cher frère à ce prix .
PULCHÉHIE.
Crois-tu que sur la foi de tes fausses promesses
Mon ame ose descendre à de telles bassesses^?
Prends mon sang pour le sien; mais, s'il y faut mon ccuur
Périsse Héraclius avec sa triste sœiirl
liD mauvais coup, mais jamais faire de* coups : nn ne cjtii>rello point DQ liras ; et il n'y a ici iiul bras qui ait fnit un coup. Tout le reste liii discours de Pulchérie sérail d'une nranilf beauté , s'il ë l ait mien n.
■pomt.la.sne perdre un j
■ Quellevaison peut aïoir Pliûcis lie vouloir (juc PtilchtVieêpou
uissance? Il sait (|uc Pubb.rie et Il.iraelnn , cru Marlinn , aiment point. Offre-t-nn ain^i \ec(tur, -inanJ on est mcu.i.
i68 HÉRACLIUS.
PHOCAS
Eh bien ! il va périr; ta haine en est oompliix '.
PULCHÉBIE.
Et je verrai du del bientôt choir ton sapplioe'.
Dieu, pour le réserver à ses puissantes mains.
Fait avorter exprès tous les moyens humains;
\l veut frapper le coup sans notre ministère.
Si Ton t'a bien donné Léonce pour mon frère »
Les quatre autres peut-être, à tes yeux abusés.
Ont été comme lui des Césars supposés.
L'état, qui, dans leur mort, voyoit trop sa ruine,
Avoit des généreux autres que Léontine;
Ils trompoient d'un barbare aisément la fureur
Qui n'avoit jamais vu la cour ni Tempereur^.
Crains, tyran, crains encor tous les quatre peut-être'
L'un après l'autre enfin se vont faire parottre^;
Et, malgré tous tes soins , malgré tout ton e£fbrt,
Tu ne les connoîtras qu'en recevant la mort.
Moi-même à leur défeut je serai la conquête
De quiconque à mes pieds apportera ta tête; j
' Autre impropriété ; on est complice d'un criminel , complice d un crime , mais non pas de ce que quelqu'un ya përir.
* Choir n'est plus d'usage. Cette idée est grande , m|âs n'est pas exprimée.
^ Par la phrase , c'est la fureur de Phocas qui n'ayait point m Maurice; il faut éviter les pins petites amphibologies. Mais peuton dire d'un homme qui commandait les armées qu'il n*ayait jamais seulement vu l'empereur? «
* Gest un barbarisme ; on se fait voir, on ne se fait point paraître : la raison en est évidente: c'est qu'on paraît soi-même, et que ce sont les autres qui vous voienlt.