‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 116 sur 285 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

L jikiui ! Tiuit de Hdi<liiê,

La faiblesse da sujet st- nior ère; ce n'est plus te goût si fin iD peu en soubrette.

est eticore plus mauvais ; cela est d'un froid comique : il importe bien ce qu'aurait fait Pliênice! Mais ce défaut est bientôt répare par le discours passionné de Bérénice :

Un homme sansgoiii a traité cet éloge deHatterie^ il n'a pas songé que c'est une amante qui parle. Ce vers fit d'au- Uiit plus de plaisir, qu'on l'appliquait à Louis XIV, alors couvert de gloire, et dont la figure, très supérieure à celle d'Auguste, .semblait faite pour commander aus autres hommes : car Auguste était petit et ramassé , et Louis XIV avait reçu tous les avantages que peut donner la nature. Enfin, dans ce vers, c'était moins Bérénice que Madame qui s'expliquait. Rien ne fait plus de plaisir que ces allusions secrètes ; mais il faut que tes vers qui les font naître soient beauii par eux-mêmes.

s vers ne sont que des vers d'églogue. La sortie

Bérénice , qui ne s'en va que pour revenir dire tout ce que disent les coeurs contents, est sans intérêt, sans art, sans di^ité. Rien ne ressemble moins à une tragédie. U est vrai que l'idée qu'elle a de son bonheur fait déja^un contraste avec l'infortune qu'on sait bien qu'elle va essuyer; mais la fin de cet acte n'en est pas moins faible.

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