‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 117 sur 285 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

J*ai conru chez la reine.

Je crois que le second acte commence plus mal que le premier ne finit. Tai couru chez la reine, comme s'il fallait courir bien loin pour aller d''un appartement dans un autre: jy suis couru, qui est un solécisme; cet il suffit, Et que fait la reine Bérénice? et le trop aimable princesse : tout cela est trop petit, et d'une naïveté qu'il est trop aisé de tourner en ridicule. Les simples propos d'amour sont des objets de raillerie quand ils ne sont point relevés ou par la force de la passion , ou par l'élégance du discours. Aussi ces vers prêtèrent- ils le flanc à la parodie de la farce nommée Comédie italienne.

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