‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 120 sur 285 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

données tant de fois, de n'être jamais arrêté par re sctupule, elle devrait s'attacher il cette idée; elle devrait dire: Pourrptoi Titus embarrassé vient-il de prononcer en soupirant les mots de Rome et (/"empire? Elle se rassure sur les promesses qu'on lui a faites; elle cherche de vaines raisons. U est pardonnable, ce me semble, qu'elle craigne que

igô REMARQUES.

Titus ne soit instruit de Famour d'Antiochus. Les amants et les conjurés peuvent, je crois, sur le théâtre, se livrer à des craintes un peu chimériques, et se méprendre. Ils sont toujours troublés, et le trouble ne raisonne pas. Bérénice, en raisonnant juste, aurait plutôt craint Rome que la jalousie de Titus. Elle aurait dit : Si Titus m'aime , il forcera les Romains à souffrir qu'il m' épouse; et non pas, Si Titus est jaloux y Titus est amoureux.

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