‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 174 sur 285 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

L'amitié de Léon a ses droits conservés :

Mais Di cette amitié, ni cet amour si tendre. Quelques soins,quelqueerfortqii'ilvous plaise en attendre, He me verront jamais l'esprit peisuadé Que je doive obéir à qui j'iii commandé, A qui, si j'en puis croire un cœur qui vous adore, J'aui^droit, et long-temps, de commander encore. Ma gloire, qui s'oppose à cet ab:iissnment.

Trouve en tous mes éjjaux le même sentiment.

Ils ont fait la princesse arbitre de i'empiie : Qu'elle épouse Léon, tous sont prêts d'y souscrire; Mais je ne réponds pus d'un long respect en tons, A moins qu il associe aussitôt l'uji de nous. La chose est peu nouvelle, et je ne vous propose Que ce que l'on a fait pour le grand Tlicodose. C'est par là que l'empire est tombé dans ce sang Si fier de sa naissance et si jaloux dit rang. Songez sur cet exemple à vous rendre justice, A me faire empereur pour être impératrice :

Vous avez du pouvoir, madame; usez-en bien; Et pour votre intérêt attachez-vous au mien.

Léon dispose-t-il du cœur de la princesse?

C'est un cœur fier et grand; le partage la blesse; Elle veut tout ou rien; et dans ce hnut pouvoir Elle éteindra l'amour plutôt que d'en déclioir. Près d'elle avec le temps nous pourrons davantage ; Ne pressons point, seigneur, un si juste partage.

AS l'A H.

Vous le voudrez peut-être, et le voudrez trop tard

ngo PULCHÉRIE.

Ne laissez point long-temps nos destins au hasard. J'attends de votre amour cette preuve nouvelle. Adieu, madame.

IRÈNE

Adieu. L'ambition est belle; Mais vous n êtes, seigneur, avec ce sentiment, Ni véritable ami, ni véritable amant.

FIN DU QUATRIÈME ACTE

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