ACTE IV, SCÈNE IV
PACORUS
Suréna, mes pareils n' aiment point ces manières.
Ce sont fausses vertus que des vertus si Gères.
Après tant de hauts faits et d'exploits signalés.
Le roi ne peut douter de ce que vous valez;
Il ne veut pas vous perdre : épargnez-vous la peine
D'attirer sa colère et mériter ma haine;
Donnez à vos égaux l'exemple d'obéir
Plutôt que d'un amour qui cherche à vous trahir.
Il sied bien aux grands cœurs de paroitre intrépides.
De donner à l'orgueil plus qu'aux vertus solides;
Maissouventcesgrandscœursn'enfont que mieuxleur cour
A paroitre au besoin maîtres de leur amour.
Recevez cet avis d une amilic fidèle.
Ce soir la reine arrive, et Mandane avec elle.
Je ne demande point le secret de vos feux;
Mais songez bien qu'un roi, quand il dit. Je le veux....
Adieu. Ce mot sufiBt; et vous devez m'eiitendre.
SURËNA.
Je fais plus, je prévois ce que j'en dois attendre;
Je l'attends sans frayeur; et, quel qu'en soit le cours.
J'aurai soin de ma gloire , ordonnez de mes jours.
FIN nil QCATRlÈMt: \C.
'V^^V%^><»/WVV^^'V%^<1^»^'^<^t^^^^«*^^»^^^«^^^l^^»^^*^ ^ ^»*'^^»%^/%^^^^^^'^^*%^/*^