‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 34 sur 285 · ATTILA, HONGRIE, FLAVIE · texte numérisé non relu

ATTILA, HONGRIE, FLAVIE

Tout s'apprête, madame, et ce grand hyménée Peut dans une heure ou deux terminer la journée Mais sans vous y contraindre; et je ne viens que v Si vous avez mieux vu quel est votre devoir.

HO s 011 lE.

Mon devoir est, seigneur, de soutenir ma gloire. Sur qui va s imprimer une tache trop noire,

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Si votre illustre amour pour son premier effet Ne venge hautement Foutrage qu'on lui fait.

Puis-je voir sans rougir qu'à la belle Udione Vous demandiez congé de m'ofifrir votre ti'ône, Que....

ATTILA

Toujours Ildione, et jamais Attila!

HONGRIE

Si vous me préférez, seigneur, punissez-la;

Prenez mes intérêts, et pressez votre flamme

De remettre en honneur le nom de votre femme.

Ildione le traite avec trop de mépris;

Souffrez-en de pareils, ou rendez-lui son prix.

A quel droit voulez-vous qu un tel manque d'estime.

S'il est gloire pour eUe, en moi devienne un crime;

Qu'après que nos refus ont tous deux éclaté.

Le mien soit punissable où le sien est flatté;

Qu'elle brave à vos yeux ce qu'il faut que je craigne,

Et qu'elle me condamne à ce qu'eUe dédaigne?

Pour vous justifier mes ordres et mes vœux, Je croyois qu'il suffit d'un simple. Je le veux : Mais voyez, puisqu'il faut mettre tout en balance, Dlldione et de vous qui m'oblige ou m'offense. Quand son refus me sert, le vôtre me trahit; Il veut me commander, quand le sien m'obéit.

L'un est plein de respect, l'autre est gonflé d'audace; Le vôtre me fait honte, et le sien me fait gi^ace. Faut-il après cela qu'aux dépens de son sang

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