ATTILA, HONGRIE, FLAVIE
Tout s'apprête, madame, et ce grand hyménée Peut dans une heure ou deux terminer la journée Mais sans vous y contraindre; et je ne viens que v Si vous avez mieux vu quel est votre devoir.
HO s 011 lE.
Mon devoir est, seigneur, de soutenir ma gloire. Sur qui va s imprimer une tache trop noire,
64 ATTILA
Si votre illustre amour pour son premier effet Ne venge hautement Foutrage qu'on lui fait.
Puis-je voir sans rougir qu'à la belle Udione Vous demandiez congé de m'ofifrir votre ti'ône, Que....
ATTILA
Toujours Ildione, et jamais Attila!
HONGRIE
Si vous me préférez, seigneur, punissez-la;
Prenez mes intérêts, et pressez votre flamme
De remettre en honneur le nom de votre femme.
Ildione le traite avec trop de mépris;
Souffrez-en de pareils, ou rendez-lui son prix.
A quel droit voulez-vous qu un tel manque d'estime.
S'il est gloire pour eUe, en moi devienne un crime;
Qu'après que nos refus ont tous deux éclaté.
Le mien soit punissable où le sien est flatté;
Qu'elle brave à vos yeux ce qu'il faut que je craigne,
Et qu'elle me condamne à ce qu'eUe dédaigne?
Pour vous justifier mes ordres et mes vœux, Je croyois qu'il suffit d'un simple. Je le veux : Mais voyez, puisqu'il faut mettre tout en balance, Dlldione et de vous qui m'oblige ou m'offense. Quand son refus me sert, le vôtre me trahit; Il veut me commander, quand le sien m'obéit.
L'un est plein de respect, l'autre est gonflé d'audace; Le vôtre me fait honte, et le sien me fait gi^ace. Faut-il après cela qu'aux dépens de son sang