ACTE IV, SCÈNE VI
Et ne vaut-il pas mieux assouvir sa fureur^
£t mériter vos pleurs, que de vous faire horreur?
ILDIONE
Vous m'en feriez sans doute, après cette infamie, Assez pour vous traiter en mortelle ennemie.
Mais souvent la fortune a d'heureux changements Qui président sans nous aux grands événements : Le ciel n est pas toujours aux méchants si propice; Après tant d'indulgence, il a de la justice.
Parlez à Valamir, et voyez avec lui S'il n est aucun remède à ce mortel ennui.
ARDARIC.
Madame....
ILDIONE
Allez , seigneur : nos maux et le temps pressent. Et les mêmes périls tous deux vous intéressent.
ARDARIC
J y vais; mais, en l'état qu'est son sort et le mien, Nous nous plaindrons ensemble et ne résoudrons rien.