SCÈNE VII
ILDIONE
Trêve, mes tristes yeux, trêve aujourd'hui de larmes! Armez contre un tyran vos plus dangereux charmes; Voyez si de nouveau vous le pourrez dompter, Et renverser sur lui ce qu'il ose attenter.
Reprenez en son cœur votre place usurpée; Ramenez à l'autel ma victime échappée; Rappelez ce courroux que son choix incertain
yC ATTILA.
En faveur de ma flamme allumoit dans mon sein.
Que tout semble £sicile en cette incertitude! Mais qu'à Fexécuter tout est pénible et rude ! Et qu'aisément le sexe oppose à sa fierté Sa douceur naturelle et sa timidité!
Quoi! ne donner ma foi que pour être perfide! N'accepter un époux que pour un parricide!
Ciel, qui me vois frémir à ce nom seul d'époux, Ou rends-moi plus barbare, ou mon tyran plus doux!
FIN DU QUATRIÈME ACTE