ACTE II, SCÈNE I. n
TITE
Si de tels souvenirs ne me fuisoient la guerre, Seroit-il potentat plus heureux sur la terre? Mon nom par la victoire est si bien aflermî.
Qu'on me croit dans la paix un lion eudonui : Mon réveil incertain du monde l'ait I eiudit; Mon repos en tous lieux Jette I inijuiétude ; Et tandis qu'en ma cour les aimables loisirs Ménagent l'heureux choix des jeux et des plaisirs, Pour envoyer leffroi sous luu et lautie f>ole Je n'ai qu à faire un pas et hausser la [jarole. Que de félicité, si mes \œ\ix imprudents N étoient de mon pouvoir les seuls jndépeudanls ' Maître de 1 uniTers sans I être de moi-même, .If suis le seul reltelle a ce pouvoir supieme; Dun feu que |e combats je me laisse cliarmei. Ei D aime qu a regret ce que je teuk am:iei . En vain de mon bymen tlome piesœ la podcupe ' Je veux de la lenteur, j aime qu ou 1 mterroiBpe, Et n'ose résister aui dunf.ereui buuliaiu De jfféparer toujours ei n ^cbevt
Si ce dégmit, 1 DoDutie a Cejeinie«
S'il Funit à quelque ame assez fière et hautaine Pour servir son orgueil et seconder sa haine , Un vif ressentiment lui fera tout oser; En un mot, il vous faut la perdre , ou Fépouser.
TITE
J'en sais la politique, et cette loi cruelle A presque fait Famour qu'il ma fallu pour elle. Réduit au triste choix dont tu viens de parler, J'aime mieux, Flavian, Taimer que Timmoler, Et ne puis démentir cette horreur magnanime Qu'en recevant le jour je conçus pour le crime. Moi, qui seul des Césars me vois en ce haut rang Sans qu'il en coûte à Rome une goutte de sang. Moi, que du genre humain on nomme les délices. Moi qui ne puis souffrir les plus justes supplices, Pourrois-je autoriser une injuste rigueur A perdre une héroïne à qui je dois mon cœur?
Non : malgré les attraits de sa belle rivale. Malgré les vœux flottants de mon ame inégale. Je veux Faimer , je Faime; et sa seule beauté Pouvoit me consoler de ce que j'ai quitté.
Elle seule en ses yeux porte de quoi contraindre Mes feux à s'assoupir, s'ils ne peuvent s'éteindre,* De quoi flatter mon ame, et forcer mes douleurs A souhaiter du moins de n'aimer plus ailleurs. Mais je ne vois pas bien que j'en sois encor maître; Dès que ma flamme expire, un mot la fait renaître, Et mon cœur malgré moi rappelle un souvenir Que je n'ose écouter et ne saurois bannir.
Ma raison s'en veut faire en vain un sacrifice;