‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 90 sur 285 · P«IL0N · texte numérisé non relu

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On parle des périls où votre amour l'expose : 'De cet hymen, dit-on, les nœuds si désirés «Ser\'iront de prétexte à mille conjurés; * Ils pourront soulever jusqu'à son propre frère. « n se voulut jadis cantonner contre un père; ' S'eût été Muciao qui le tint dans Lyon»

i5o TITE ET BÉRÉNICE.

« Il se faisoit le chef de la rébellion ,

« Avoubit Civilis, appuyoit ses Bataves,

« Des Gaulois belliqueux soulevoit les plus braves;

« Et les deux bords du Rhin Tauroient pour empereur »

« Pour peu qu'eût Géréal écouté sa fureur. »

Il aime Domitie, et régne dans son ame;

Si Tite ne Tépouse , il en fera sa femme.

Vous savez de tous deux quelle est Fambition,

Jugez ce qui peut suivre ime telle union.

BÉRÉNICE

Ne dit-on rien de plus?

PHILON

Ah ! madame , je tremble A vous dire encore

BÉRÉNICE

Quoi?

PHILON

Que le sénat s'assemble.

BÉRÉNICE

Quelle estFoccasion qui le fait assembler?

PHILON

L'occasion n'a rien qui vous doive troubler;

Et ce n'est qu'à dessein de pourvoir aux dommages -

Que du Vésuve ardent ont causés les ravages;

Mais Domide aura des amis, des parents,

Qui pourront bien, après, vous mettre sur les rangs.

BÉRÉNICE

Quoi que sur mes destins ils usurpent d'empire. Je ne vois pas leur maître en état d'y souscrire, hilon , laissons-les faire; ils n'ont qu'à me bannir

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