ACTE IV, SCÈNE I. i5i
Pour trouver hautement l'art de me retenir.
CoQtre toutes leurs voix je ne veux qu'un suffrage, Et l'ardeur de me nuire achèvera l'ouvrage.
Ce n'est pas qu'en effet la {floire où je prétends N'offre trop de prétexte aux esprits mécontents : Je ne puis jeter l'œil sur ce que je suis née Sans voir que de périls suivront cet hyménée. Mais pour y parvenir s'il faut trop hasarder, Je veux donner le hien que je n'ose garder; Je veux du moins, je veux ôter à ma rivale Ce miracle vivant, cette ame sans égale ; Qu'en dépit des Romains, leur digne souverain. S'il prend une moitié, la prenne de ma main; Et, pour tout dire enfin, je veux que Bérénice Ait une créature en leur impératrice.
Je vois Domitian. Contre tous leurs arrêts lin'est pas malaisé d'unir nos intérêts.