ACTE I^ SCÈHE IL
Tous leurs chefs sonti^QWi^iaats; et leurs propres soldats^ Dispersé$4a^ UQ^ rm^, ont fm% tant de combats ,. ^ Que la vieille amitié, qui les attache aux nôtres Leur fait aimer nos Ipi» et n'eu vouloir point dWtre^* Pourquoi donc tant 1^ oraindris l et pourquoi refuser. . . •
SERTORIUS
Vous-même, I^erpenâa; pourquoi tant déguiser? Je vois ce qu'on m'a dit : vous aimeiViriate ; ■ Et votre amour caché d^ns vos raisons éclate; Mais les raisoimements sont ici superflus:^ ' Dites que vous l'aimez , 'et> je ne l'aime plus» ^ Parlez : je voùs^dois tant, que ma reconnoissance Ne peut être sans honte un n|oment en balance.
PERPENNA
L'aveu que ypus voulez à mon cœur est si doux , Que. j'ose*. ••
& Expression du peuple de ptotÊolde , faire de$ combàié , faii-e une maladie. ,^ ^- ■ . , . . ,..,:.
. • Vers de comédie* S aèsMè que éesoit Damîs'ôu Éra'ste qui parle , et c'est le vieux Sertorins ! ' -
3 Si Sertoriu8(^Jeridii<sle^d^aimei:à sou âge » il ne doit pas* céder tout d'un coup sa maîtresse ; s'il n'aime pas , il ne doit pas dire qu'il aime. Dans l'une et l'autre supposition le vers est trop comique.
Voilà oii conduit cette malheureuse coutume de vouloir toujoui^ parler d'amour , de ne point traiter cette passion comme elle doit l'être. Comment a-t-on pu oublier que Virgile dans l'Enéide ne l'a peinte que funeste? On ne peut trop redire que l'amour sur le théâtre doit être anné du poignard deSlfèlpoméhe , ou être banni de la scène. n est vrai que le Mithrîdate de Racine est amoureux aussi, et que de plus il a le ridicule d'être le rival de deux jeunes princes ses £l1s. Mithrîdate est au fond aussi fade , aussi héros de roman , aussi con-