‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 173 sur 292 · ACTE II, SCÈNE IV. 3o · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV. 3o

Qu'importe qu'on leur voie ou plus ou moins d'éclat? Faisons nos sûretés, çt moquôns-nous du reste. Point, point de bien public, s'il nous devient funeste. De notre jgrandeur seule ayons des cœurs jaloux; Ne vivons que pour nous, et ne pensons qu'à nous. Je vous le dis encor, mettre Othon sur nos têtes , C'est nous livrer tous drax à d'horribles tempêtes. Si nous l'en voulons croire, il nous devra le tout : Mais de ce grand projet s'il vient par nous à bout, Vinius en aura lui seul tout l'avantage. Comme il l'a proposé, ce sera son ouvrage; Et la mort , ou l'exil , ou les abaissements , Seront pour yous et moi ses vrais remercîmenis.

MARTIÀN.

Oui, notre sûreté veut que Pison domine : Obtenez-en pour moi qu'il m'assure Plautine; Je vous promets pour lui mon suffrage à ce prix. La violence est juste après de tels mépris^ Commençons à jouir par là de son empire , Et voyons s'il est homme à nous oser dédire.

LACUS

Quoi ! votre amour toujours fera son capital Des attraits de Plautine et du nœud conjugal? ' Eh bien ! il faudra voir qui sera plus utile D'en croire...; Mais voici la princesse Camille.

^ Cela seul suffirait pour avilir un héros , et détruit tout ce que cette scène promettait»

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