ACTE IV, SCÈNE III. ^J
Laisse aux dieux à leur choix écraser une tête, i^rends le sceptre aux dépens de qui succombera , Et règne sans scrupule avec qui régnera.
PLAUTINE.
Que votre politique a d'étranges maximes ! Mon amour, s'il Tosoit, y trouveroit des crimes. Je sais aimer, seigneur, je sais garder ma foi. Je sais pour un amant faire ce que je doi. Je sais à son bonheur m'offrir en sacrifice. Et je saurai mourir si je vois qu'il périsse : Mais je ne sais point Fart de forcer ma douleur A pouvoir recueillir les fruits de son malheur.
VINIUS.
Tiens pourtant l'âme prête à le mettre en usage; Change de sentiment, ou du moins de langage; Et, pour mettre d'accord ta fortune et ton cœur, Souhaite pour l'amant, et te garde au vainqueur. Adieu : je vois entrer la princesse Camille. Quelque trouble ou tu sois, montre une âme tranquille; Profite de sa faute, et tiens l'œil mieux ouvert Au vif et doux éclat du trône qu'elle perd.
343 OTHON