SCÈNE' IV
CAMILLE, PLAUTINE, ALBIANE.
AGRERE&-TOUS , madame , un fidèle service Dont je viens faire hommage i mou impératrice?
Je crois n'avoir pas droit de vous eu empêcher; Mais ce n'est pas ici qu'il wus la but chercher.
CAMII.LS.
Lorsque Galba vous donné à Pison pour épouse. ...
PLAUTINE.
11 n'est pas encor temps de vous eu voir jalouse. .
CAMILLE
Sî j'aimois toutefois ou l'empire ou Pisou» Je pourrois déjà l'être avec quelque raison.
PLAUTINB^
Et si j'aimois , madame , ou Pison ou l'empire ,
* Ces petites picoteries de deaz femmes , ces ironies , ces bravades continuelles , 'qui ne produisent rien du tout , seraient mauvaises quand même elles produiraient quelque chose. Ces petites scènes de remplissage sont fréquentes dans les dernières pièces de Corneille. Jamais Racine n'est tombé dans ce défaut; et quand il fait parler Hermione à Andromaqne , Iphigénie à Érypbile , Roxane k Atalide, il n*emp]oie point ces froides ironies , ces petits reproches comiques, ce ton bourgeois , ces expressions de la conversation la plus familière ; il fait parler ces femmes avec noblesse et avec sentiment ; il touche le cœur, il arrache même quelquefois des larmes : mais que Corneille est loin d'en faire répandre !