‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 212 sur 292 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

GALBA, CAMILLE, VINIUS, LACUS, PLAUTINE, RUTILE, ALBUNE.

PLAUTINE.

Je ne m'en défends point, madame, Othon est mort; De quiconque entre ici c'est le commun rapport; Et son trépas pour vous n'aura pas tant de charmes. Qu'à Tos yeux comme aux miens il n'en coûte des larmes.

GALBA

Dit-elle vrai. Rutile, ou m'en flatté-je en vain?

RUTILE

Seigneur, le bruit est grand, et Fauteur incertain. Tous veulent qu'il soit mort, et c'est la voix publique; Mais comment , et par qui , c'est ce qu'aucun n'explique.

GALBA

Allez , allez , Lacus , vous-même prendre soin

De nous en faire voir un assuré témoin;

Et si de ce grand coup l'auteur se peut connoître....

> Galba demandait tranquillement des nouYoIIes; on lui en donne une fausse. H est vrai que cette fausse nouvelle est rapportée dans Tacite ; mais c'est précisément parce qu'elle n'est qu'historique , parce qu'elle n'est point préparée , parce que c'est un simple mensonge d'un nommé Atticus , qu'il fallait n« pas employer un déaoûment si destitué d'art et d'intérêt.

36ô OTHON.

Page 1