SCÈNE IIL VIRIATE, THAMIRE
THABflRE.
Sa dureté m'étonne^ et je ne puis, madame. ... *
VIRIATK.
L'apparence t'abuse ; il m'aime au fond de l'âme. '
THAMIRE
Quoi ! quand pour un rival il s'obstine au refus., .. ^
VIRIATE
U veut que je l'amuse ^, et ne veut rien de plus.
THAMIRE
Vous avez des clartés que mon insuffisance....
VIRIATE
Parlons à ce rival; le voilà qui s'avance.
> II est assez difficile de comprendre comment Thamire peut parler 4e dareté après ces hélas et ces soupirs.
* Rien n'est assurément moins tragique qa'nne femme qai dit qa'un homme Taime. C'est de la comédie froide.
^ Quoi quand forme une cacophonie désagréable.
4 Viriate , dans cet hémistiche comique , ne dit point ce qu'elle doit dire : sa vanité lai persuade qu'elle est aimée ^ et que Sertorius sacrifie son amour i l'amitié ; ce n'est pas là un amusement. Il faut convenir que rien n'est plus éloigné du caractère de la tragédie.