‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 29 sur 292 · VIRIATE, PERPENNA^ AUFIDE, THAMIRE · texte numérisé non relu

VIRIATE, PERPENNA^ AUFIDE, THAMIRE

Vous m'aimez , Perpentia ; Serlorius le dit :

Je crois sur sa parole , et lui dois tout criédit. *

Je sais donc votre amour; mais tirez-moi de peine t

Par où prétendez-vous mériter une reine ,

A quel titre lui plaire , et par quel charme un jour

Obliger sa couronne à payer votre amour? *

PERPENNA

Par de sincères vœux, par d^assidus services,

' Il fallait dire ,/0 le croisé Corneille a bien employé le moi Je croU aans régime dans Polyeucte , Je vota ,je sais , Je crois , Je suis désa*husée ; mais c'est dans un autre sens. Pauline veut dire J'ai la foi; mais Viriate n'a point la foie

El lui dois tout crédit ; ce terme est linpropre et nVst pas noblcé Crédit ne signifie point confiance ^. Racine s'est servi pi as noblement de ce mot dans un autre sens, quand il fait dire à Agrippine : Je vois mes honneurs croître, et tomber mon crédit. Crédit alors signifie autorité, puieaartcfi , considération.

^ On n'oblige point une couronne à payer , et payer un amour i

* Créditant signifier conjiance , témoin ces vers do Menteur , qui sont passés en proverbe :

DOaANTB*

Je dîsots vérité.

CLXTOir.

Quand un meoteur la dit »

En passant par sa bouche elle perd son crédit i

c'est-à-dire, elle n'obtient pins de cotifianceé P.

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