‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 75 sur 292 · POMPÉE, PERPENNA, VIRIATE, ARISTIE, CELSUS, ARCAS, THAMIRE · texte numérisé non relu

POMPÉE, PERPENNA, VIRIATE, ARISTIE, CELSUS, ARCAS, THAMIRE

PZRPENNA.

Seignsur , VOUS aurez su ce que je viens de faire.

Je vous ai de la paix immolé l'adversaire.

L'amant de votre femme , et ce rival fameux

Qui s'opposoit partout au succès de vos vœux.

Je vous rends Aristie , et finis cette crainte '

Dont votre âme tantôt se montroit trop atteinte;

Et je vous affranchis de ce jaloux ennui

Qui ne pouvoit la voir entre les bras d'autrui.

Je fais plus j je vous livre une fière ennemie ,

Avec tout son orgueil et sa Lusitanie ; *

Je vous en ai fait maître , et de tous ces Romains

Que déjà leur bonheur a remis en vos mains.

Comme en un grand dessein , et qui veut promptitude,

On ne s'explique pas avec la multitude ,

Je n'ai point cru , seigneur , devoir apprendre à tous

Celui d'aller demain me rendre auprès de vous j

Mais j'en porte sur moi d'assurés témoignages.

Ces lettres de ma foi vous seront de bons gages;

Et vous reconnoîtrez , par leurs perfides traits ,

* Finir une crainte !

ft Comme si cet orgueil était un éfifet appartenant à Viriate. "^

* Vtfilà ane remarque bien pen digne de Voltaire. P.

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