POMPÉE, PERPENNA, VIRIATE, ARISTIE, CELSUS, ARCAS, THAMIRE
PZRPENNA.
Seignsur , VOUS aurez su ce que je viens de faire.
Je vous ai de la paix immolé l'adversaire.
L'amant de votre femme , et ce rival fameux
Qui s'opposoit partout au succès de vos vœux.
Je vous rends Aristie , et finis cette crainte '
Dont votre âme tantôt se montroit trop atteinte;
Et je vous affranchis de ce jaloux ennui
Qui ne pouvoit la voir entre les bras d'autrui.
Je fais plus j je vous livre une fière ennemie ,
Avec tout son orgueil et sa Lusitanie ; *
Je vous en ai fait maître , et de tous ces Romains
Que déjà leur bonheur a remis en vos mains.
Comme en un grand dessein , et qui veut promptitude,
On ne s'explique pas avec la multitude ,
Je n'ai point cru , seigneur , devoir apprendre à tous
Celui d'aller demain me rendre auprès de vous j
Mais j'en porte sur moi d'assurés témoignages.
Ces lettres de ma foi vous seront de bons gages;
Et vous reconnoîtrez , par leurs perfides traits ,
* Finir une crainte !
ft Comme si cet orgueil était un éfifet appartenant à Viriate. "^
* Vtfilà ane remarque bien pen digne de Voltaire. P.