‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 85 sur 292 · SCÈNE III. I · texte numérisé non relu

SCÈNE III. I

ÉRYXE, SOPHONISBE, HERMINIE, BAKCÉE.

ÉKYXX.

Madame, une capùye oseroit-elle prendre

Quelque part au bonheur que l'on nous vient d'apprendre?

SOPHONISBE

Le bonheur n'est pas grand tant qu'il est incertain.

ERYXE.

On me dit que le roi tient la paix en sa main ; Et je n'ose douter qu'il ne l'ait résolue.

SOPHONISBE

Ppur être proposée elle n'est pas conclue j Et les grands intérêts qu'il y faut ajuster Demandent plus d'une heure à les bien concerter.

ERYXE.

Alors que des deux chefs la volonté conspire....

SOPHONISBE

Que sert la volonté d'un chef qu'on peut dédire ? Il faut l'aveu de Rome, et que d'autre côté Le sénat de Carthage accepte le traité.

ERYXE.

Laelius le. propose ; et l'on ne doit pas croire

qua pM assez dans un temps oii le goût des Français n'était pas encore formé f et qu*oa ne remarque guère aujourd'hui , parce qu'on ne Ht pa» arec attention , et surtout parce que personne ne lit les dernières pièces de Corneille.

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