ACTE II, SCÈNE IL iqS
MA86INISS1;.
Un peu trop téméraire, Peut-^tre ai-je promis plus que je ne puis faire. Les pleurs de Sophonisbe ont surpris ma raisoii. L'opprobre du triomphe est pour elle un poisoA i Et j'ai cru que le ciel l'avbit assez punie, Sans la livrer moi-^méme à tant d'ignomini€l« Madame , il est bien dur de voir déshonorer L'autel où tant de fois on s'est plu d'adorer ; Et l'âme ouverte au bien que le ciel lui renvoie
Ne peut rien refuser dans ce comble de joie.
Mais quoi que ma promesse ait de difficultés ,
L'effet en est aisé , si vous y consentez. £ryxï.
Si j'y consens? bien plus, seigneur, je vous en prie.
Voyez s'il faut agir de force, ou d'industrie;
Et concertez ensemble en toute liberté
Ce que dans votre esprit vous avez projeté.
Elle vous cherche exprès.