‹ Œuvres de P. e. Lemontey (volume 2)Chapitre 14 sur 45 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

Rassurez-vous. Quand je suis parti de Paris, les hommes portaient le chapeau sans rebords , les cheveux en tresse , la barbe en collier, et même à la main le bâton courbé ; tout cela est Spartiate. Leur habit était une espèce de sac bouffant sur les épaules , qui passera sans peine pour le trihon des Laconiens.

M. BRANDDOBF.

Quant aux hommes , passe ; mais les femmes?

MOI

C'est où je triomphe.

M. BRANDDOBF.

Quoi! elles auraient pris la tunique transparente et sans manches, contre laquelle on a déclamé deux mille ans?

MOI

Précisément. A Sparte, disaient les anciens , on apprend à ne rougir que du mal. Hé bien , mon ami, nous sommes convenus, à Paris, que rien n'est mal, et conséquemment, avec la meilleure volonté du monde, on n'y trouve plus à rougir, à force d'innocence.

M. BRANDDOBF.

Ah ! vous me rendez l'espoir.

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