‹ Œuvres de P. e. Lemontey (volume 3)Chapitre 32 sur 44 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Le cœur de l'homme aux lieux de sa naissance Est enchaîné par un charme secret; Je plains celui dont la froide inconstance Y vient sans joie ou les fuit sans regret.

Champs fortunes des jeux dé notre enfance , Semés par nous de tendres souvenirs , Vous pouvez seuls doubler la jouissance De nos premiers , de nos derniers plaisirs.

Ah I qui voudrait poursuivre la victoire , S'il n'espérait rentrer dans ses foyers; C'est là qu'on aime à retrouver sa gloire Et son berceau couronné de lauriers.

Cet abandon qu'on appelle habitude , Si doux à suivre et si près du bonheur, Chez l'étranger n'est qu'une longue étude Qui flétrit l'ame et resserre le cœur.

(i) Cette pièce et lasuivaDte furent composées pendant l*cmigration de Tauteur qui, ayant porté les armes dans rinsurrection royale de la ville de LyoD , en 1 798 ^ (iit proscrit par les vainqueurs et perdit sur Técfaafaud une partie de sa famille. Le tombeau de Gessner, dont il s*agit dans la seconde pièce , est un monument en mari)re , d'une construction élégante, que les habitans de Zurich ont décerné à la mémoire de cet écrivain» leur compatriote. Il est situé dans un fort beau jardin public, au confluent

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