GALBA, OTHON, CAMILLE, ALBIN, ALBIANE
GALBA
Othon, est-il bien vrai que vous aimiez Camille ?
OTHON
Cette témérité m'est sans doute inutile :
Mais si j'osais, seigneur, dans mon sort adouci. .
GALBA
Non, non; si vous l'aimez, elle vous aime aussi. Son amour près de moi vous rend de tels offices, Que je vous en fais don pour prix de vos services. Ainsi, bien qu'à Lacus j'aie accordé pour vous Qu'aujourd'hui de Plautine on vous verra l'époux, L'illustre et digne ardeur d'une flamme si belle M'en fait révoquer l'ordre, et vous obtient pour elle.
OTHON
Vous m'en voyez de joie interdit et confus. Quand je me prononçais moi-mêmeunpromptrefus, Que j'attendais l'effet d'une juste colère, Je suis assez heureux pour ne vous pas déplaire ! Et loin de condamner des vœux trop élevés...
GALBA
Vous savez mal encor combien vous lui devez. Son cœur de telle force à votre hymen aspire, Que pour mieux être à vous il renonce à l'empire.
OTHON, ACTE
Choisissez donc ensemble, à communs sentiments, Des charges dans ma cour, ou des gouvernements ; Vous n'avez qu'à parler.
OTHON
Seigneur, si la princesse...
GALBA
Pi son n'en voudra pas dédire ma promesse. Je l'ai nommé César, pour le faire empereur : Vous savez ses vertus, je réponds de son cœur. Adieu. Pour observer la forme accoutumée, Je le vais de ma main présenter à l'armée. Pour Camille, en faveur de cet heureux lien, Te nez- vous assuré qu'elle aura tout mon bien : Je la fais dès ce jour mon unique héritière.