‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 534 sur 766 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

La nourrice de Mélite s'enquiert de la cause du refroidissement d' Éraste; et, dit-elle :

Une fille qui voit et que voit la jeunesse

Ne s'y doit gouverner qu'avec beaucoup d'adresse :

| Le dédain lui messied ; ou, quand elle s'en sert,

; Que ce soit pour reprendre un amant qu'elle perd.

Une heure de froideur, à propos ménagée, | Peut rembraser une âme à demi dégagée,

Qu'un traitement trop doux dispose à des mépris

D'un bien dont cet orgueil fait mieux savoir le prix

Si tu n'eusses jamais quitté cette leçon, Ton Eraste avec toi vivrait d'autre façon.

Mélite répond qu'il faut s'en prendre à l'humeur jalouse d'Éraste, qui croit Tircis un rival préféré.

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