‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 553 sur 766 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Dans un long monologue , Lysandre se plaint de son sort , et jure de s'en venger sur Dorimant. — Celui-ci, croyant que son rival cherche Hippolyte , lui dit avec un dépit visible de ne point être arrêté par sa présence. De son côté, Lysandre lui conseille de bien cajoler Célidée. Ils s'échauffent, et mettent l'épée à la main.

Célidée arrive sur ces entrefaites ; à sa vue Dorimant s'éloigne.

Après bien des reproches de part et d'autre, et un raccommodement très-adroitement amené , nos deux amants se retirent à l'approche de Dorimant et d'Hippolyte.

Craignant que sa ruse n'ait pas tout le succès qu'elle en attendait, et afin de se ménager une

EXAMEN A

dernière ressource, celle-ci jure à Dorimant qu'après le cavalier qu'elle aime, et qu'elle ne nommera pas, de peur de causer une querelle, c'est lui qui a la préférence , et que , si son espoir vient à être déçu, elle le prendra volontiers pour époux.

Pleirante annonce le mariage de Lysandre et de Célidée, la paix se rétablit entre Dorimant et le nouvel époux, tout étonnés d'avoir été rivaux. — Hippolyte excuse sa conduite , demande à Lysaudre la grâce d'Aronte, et consent à donner sa main à Dorimant.

CHRYSANTE

Mon cœur est tout ravi de ce double hyménée.

FLORICE.

Mais afin que la joie en soit égale à tous,

(Montrant Pleirante.)

Faites encor celui de monsieur et de vous.

CHRTSANTE.

Outre l'âge en tous deux un peu trop refroidie, Cela sentirait trop sa fin de comédie.

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