‹ uvres de P. et Th. Corneille, précédées de la Vie de P. CorneilleChapitre 620 sur 766 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Flavie , confidente d'Honorie , avoue à cette princesse qu'Octar, capitaine des gardes d'Attila, est son amant et qu'il lui a révélé les mauvais traitements que le roi des Huns exerce envers les deux rois ses captifs.

Son frère aîné Vléda, plus rempli d'équité,

Les traitait malgré lui d'entière égalité :

II n'a pu le souffrir ; et sa jalouse envie,

Pour n'avoir plus d'égaux, s'est immolé sa vie.

Le sang qu'après avoir mis ce prince au tombeau,

On lui voit chaque jour distiller du cerveau,

Punit son parricide, et chaque jour vient faire

Un tribut étonnant à celui de ce frère :

Suivant même qu'il a plus ou moins de courroux,

Ce sang forme un supplice ou plus rude ou plus doux,

S'ouvre une plus féconde ou plus stérile veine ;

Et chaque emportement porle avec lui sa peine.

Honorie éprouve une horrible anxiété : elle abhorre Attila et aime Valamir ; mais elle ne veut point d'un roi qui ne saurait la défendre contre la colère du tyran. Flavie lui apprend encore qu'Attila aime, ou du moins paraît aimer Ildione ; sur quoi la princesse s'écrie :

Je meurs s'il me choisit ou ne me choisit pas.

Valamir paraît; Honorie lui reproche l'abjection dans laquelle il est tombé ; le roi lui répond qu'il n'est pas besoin d'irriter Attila : le tyran la respecte , et lui montrer quelque froideur est le meilleur moyen de faire qu'il renonce à elle. Mais Honorie déclare qu'elle ne se donnera qu'à un roi libre , et sort.

Ardaric, qui survient, demande à Valamir ce ce qu'il a obtenu de sa princesse.

EXAMEN ANALYTIQUE

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