ACTE QUATRIÈME
Honorie promet à Octar la main de Flavie s'il consent à la servir ; il le fera , mais avec prudence, pour éviter de se perdre.
La confidente annonce qu'Ardaric aime Ildione; qu'Attila lui-même en a conçu quelque soupçon. Honorie s'en autorisera pour éconduire le roi des Huns.
Attila vient dire à la sœur de Valentinian que dans une heure il peut la conduire à l'autel; mais avant tout Honorie veut être vengée d'ildione, qu'une paisible union avec Ardaric mettrait au comble de ses vœux ; il faut, au contraire, qu'elle partage le lit d'un simple sujet.
Ton rival entre, adieu, dit-elle en se retirant.
Attila annonce au roi des Gépides qu'il épouse Honorie. Quant à Ildione,
La pourriez-vous aimer? parlez sans flatterie. J'apprends que Valamir est aimé d'Honorie ; Il peul de mon hymen concevoir quelque ennui, Et je m'assurerais sur vous plus que sur lui.
L'heureux Ardaric laisse éclater sa joie. Alors Attila lui demande s'il l'approuverait de laisser sous les yeux de sa femme l'objet d'un premier amour (Valamir), dont les sujets, mêlés aux siens, peuvent un jour devenir dangereux. La prudence ne conseille-t-elle pas de se défaire d'un dangereux rival ? Eh bien ! conclut-il avant de sortir, comme gage je vous demande sa tête : si vous n'osez mériter à ce prix la main d'ildione, craignez que Valamir n'en achète celle d'Honorie.
Ildione apprend d'Ardaric que le tyran a fait d'elle le prix du meurtre de Valamir, et elle revient à sa première résolution d'épouser Attila, afin de le sacrifier plus sûrement à la commune vengeance.
EXAMEN ANALYTIQUE